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Vers un nouveau Moyen-Orient? États arabes en crise entre logiques de division et sociétés civiles

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Historiens, politologues et sociologues, spécialistes du Moyen Orient, s’interrogent sur la « crise de l’État » qui fait suite aux printemps arabes dans cinq pays: Irak, SyrieLibye, Yémen, Liban.

L’ouvrage, sous la direction de Anna Bozzo et de Pierre-Jean Luizard, est en téléchargement gratuit sur le site de l’éditeur Roma Tre-Press.

 

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Résumé en français

Les Printemps arabes ont partout entraîné l’affaiblissement des États, incapables de recevoir sur une base citoyenne des revendications émanant soit des jeunes activistes révolutionnaires soit de certains mouvements se réclamant de l’islam salafiste. Le présent ouvrage vise à comparer les processus de remise en cause de l’autorité ou de la légitimité de l’État dans cinq pays arabes (Irak, Syrie, Liban, Libye, Yémen) en les rattachant à un temps plus long, celui de la création de l’État, au début du XXe siècle, sur le modèle de l’État-nation moderne européen et, même, à la période antérieure, dans les processus d’autonomisation régionaux, confessionnels et/ou tribaux en cours pendant le dernier siècle de l’Empire ottoman. Cet ancrage peut également expliquer le caractère souvent autoritaire des régimes qui se sont succédé dans les États issus de la tutelle coloniale et qui n’ont pas réussi à susciter une citoyenneté partagée.L’ouvrage rassemble des spécialistes du monde arabe contemporain (historiens, politologues ou sociologues) qui s’interrogent sur une série de questions cruciales pour comprendre les crises post-Printemps arabes: la «crise des États» mise au regard de la «demande d’État», l’existence de la «nation» comme fondement légitimant l’État, l’évolution des sociétés civiles dans le contexte de segmentarisation des sociétés (tribale et/ou confessionnelle), l’origine coloniale des États comme éléments explicatifs des crises actuelles.

Mots-clés
crise de l’État; Daech (État islamique); segmentation sociale; conflits inter-communautaires; post-Printemps arabes.

 

Résumé en anglais

The Arab Spring has led to the weakening of the States, unable to accept on a civic basis the claims coming from either young revolutionary activists or Salafi movements. This book compares how the authority and legitimacy of the State is questioned in five different Arab countries (Iraq, Syria, Lebanon, Libya, Yemen) spanning over a longer period.

This comparison begins at the time of the creation of the State on the model of the modern European nation-state in the early twentieth century (in certain cases even before), examining regional, religious and/or tribal empowerment processes, ongoing during the last century of the Ottoman Empire. In this perspective, one may also explain the often authoritarian nature of the successive regimes of the Arab States that emerged from the colonial rule and that have not succeeded in creating a shared citizenship.

To understand the post-Arab Spring crises the book brings together specialists (historians, political scientists and sociologists) of the contemporary Arab world.

The book analyses a series of crucial questions as the «crisis of the State» counterbalanced by a «demand for State», the existence of the «nation» as the legal basis of the State, the development of civil societies in the context of fractioned and segmentarized societies (tribal and/or religious), the colonial origin of the States as explanatory elements of current crises.

Keywords
crisis of the State; Daash (Islamic State); social segmentation; inter-communities and sectarian divisions; post-Arab Spring.

 

Résumé en italien

Le Primavere arabe hanno dovunque provocato l’indebolmento degli Stati, incapaci di ricevere sulla base della cittadinanza le rivendicazioni provenienti sia dai giovani attivisti rivoluzionari, sia di certi movimenti che si richiamavano all’islam salafita. Il presente volume intende comparare i processi di delegittimazione dell’autorità dello Stato in cinque paesi arabi  (Irak, Siria, Libano, Libia, Yemen), collegandoli ad una temporalità più lunga, quella della creazione dello Stato, all’inizio del XX secolo, sul modello dello Stato-nazione moderno europeo e anche al periodo anteriore, nei processi di autonomizzazione regionali, confessionali e/o tribali in corso durante l’ultimo secolo dell’Impero Ottomano.  Questo radicamento puo’ ugualmente spiegare il carattere spesso autoritario dei regimi che si sono succeduti negli Stati usciti dalla tutela coloniale eche non sono riusciti a suscitare una cittadinanza condivisa.

Il libro mette insieme specialisti del mondo arabo contemporaneo (storici, politologi o sociologi) che si interrogano su una serie di questioni cruciali per comprendere le crisi del dopo-Primavere arabe: «la crisi dello Stato» messa a confronto con una «domanda di Stato», l’esistenza della « nazione » come fondamento  di legittimazione dello Stato, l’evoluzione delle società civili nel contesto  di segmentarizzazione  delle società (contesto tribale e/o confessionale), l’origine coloniale degli Stati, come altrettanti elementi esplicativi delle crisi attuali.

Parole chiave
crisi dello Stato ; Daesh (Stato Islamico); divisioni confessionali; segmentazione sociale; conflitti inter-comunitari; post-Primavere arabe

 

Anna Bozzo, Pierre-Jean Luizard (dir), Vers un nouveau Moyen-Orient? États arabes en crise entre logiques de division et sociétés civiles, Roma, Roma Tre-Press, 2016.

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