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Portrait de Virginie Vaté

Chargée de recherches, CNRS

 

 

Groupe « Sociétés, Religions, Laïcités »

Adresse professionnelle : GSRL, 27 rue Paul Bert, 94200 Ivry-sur-Seine, France

Courriel : virginie.vate(at)gsrl.cnrs.fr

 

 

Thèmes de recherche / mots clefs

 

Interactions religieuses (chamanisme, protestantismes, christianisme orthodoxe) ;

Genre et rituels ; Relations humains-animaux.

 

 

Aires géographiques

 

Tchoukotka ; Alaska (Ile Saint-Laurent, Kodiak). 

 

 

Bio personnelle

 

Virginie Vaté est chargée de recherche au CNRS et rattachée au GSRL depuis novembre 2007. Elle a soutenu sa thèse intitulée « À bonne épouse, bon éleveur ». Genre, « nature » et rituels chez les Tchouktches avant, pendant et après la période soviétique » en 2003 à l’Université de Paris 10 Nanterre. De 2003 à 2007, elle est post-doctorante au Centre d’Études Sibériennes à l’Institut d’Anthropologie Sociale Max Planck, avec une interruption en 2004 pendant laquelle elle a bénéficié d’une bourse de la Fondation Fyssen pour séjourner à l’Université Laval Québec pour un post-doctorat sous la direction de Frédéric Laugrand. (Elle demeure chercheur associé à l’Institut Max Planck d’Anthropologie Sociale). Elle a obtenu la médaille de bronze du CNRS en 2009.

 

Virginie Vaté a participé à plusieurs projets collectifs français et internationaux. En particulier, de 2006 à 2009, elle collabore activement à la mise en place du projet BOREAS/NEWREL « New Religious Movements in the Russian  North. Competing Uses of Religiosity after Socialism », dirigé par Patty Gray. De 2009 à 2011, elle a participé au programme ANR MYSTOU (« Un mysticisme pour tous ». Conceptions de l’individu et conditions d’implantations des protestantismes évangéliques : Europe, Maghreb, Arctique, Océanie) dirigé par Christophe Pons. De 2010 à 2012, elle est également membre du Centre d’anthropologie des religions de l’Université Européenne de St Pétersbourg, dirigé par A. Panchenko (co-dirigé par P. Plattet), dont l’objectif est d’étudier les mouvements pentecôtistes et charismatiques en Russie. Elle a par ailleurs participé au GDR « Mutations polaires : sociétés et environnement » et au GDRI « Nomadisme, sociétés et environnement en Asie centrale et septentrionale  ». Elle a été responsable de deux conventions d’échanges de chercheurs du CNRS : en 2008-2009 avec l’Académie des sciences de Hongrie (responsable hongrois : M. Sarkany) et en 2014-2015 avec l’Académie des Sciences de Russie (Kunstkamera, responsable russe : V. Davydov). Depuis 2015, elle est responsable du projet comparatif « Orthodox Christianity among Indigenous People of Alaska and Chukotka » (OCIP) réalisé en collaboration avec Marie-Amélie Salabelle et soutenu par l’Institut Paul-Emile Victor. A partir de février 2018, elle participera au projet incubateur « Tandem » au sein du «  Bewildering Boar Project » hébergé par la plateforme de coopération franco-tchèque CEFRES à Prague.

 

Virginie Vaté a été membre élu du comité national du CNRS de septembre 2012 à juin 2016. Au GSRL elle a co-fondé en 2015 l’axe « perspectives anthropologiques sur le religieux », devenu en 2017 « Interactions et créativités religieuses : perspectives anthropologiques ». Elle est actuellement responsable de cet axe avec Detelina Tocheva.

 

Les recherches de Virginie Vaté proposent d’analyser comment plusieurs types de pratiques religieuses associées à plusieurs systèmes de représentations interagissent aujourd’hui dans la région du Détroit de Béring, en Tchoukotka (Russie) et en Alaska (USA). Après avoir effectué une étude des rituels d’élevage et de chasse en Tchoukotka (où elle a réalisé près de 3 années de terrain de 1994 à 2006), elle s’est intéressée aux conséquences de l’implantation en Tchoukotka des mouvements évangéliques protestants. Cette recherche l’a conduite à se rendre en Alaska en 2011 (région de Nome et Ile St Laurent) où elle s’est particulièrement intéressée aux activités missionnaires émergeant de l’Alaska en direction des populations (en particulier autochtones) de Tchoukotka. Depuis 2015, elle travaille en collaboration avec Marie-Amélie Salabelle sur un projet qui a pour but de réaliser une étude comparative du rôle et de la situation de l’Orthodoxie en Alaska et en Tchoukotka, portant une attention particulière aux enjeux contemporains, aux pratiques locales, et à la relation que les autochtones entretiennent avec l’Eglise. Dans le cadre de ce projet, M.-A. Salabelle et V. Vaté ont réalisé une étude conjointe d’un pèlerinage orthodoxe (de St Herman), effectué dans la région de Kodiak, en Alaska (terrains en 2015, 2016, 2017).

 

À partir de février 2018 Virginie Vaté développera une nouvelle recherche, cette fois dans le contexte européen (France, et éventuellement Allemagne), dans le cadre du « Bewildering Boar Project », autour duquel se constitue une équipe internationale. Ce projet, mis en place par Ludek Broz, a été sélectionné en octobre 2017 par la commission mixte du programme incubateur « Tandem », réunissant des représentants du CNRS, de l’Académie tchèque des Sciences et de l’Université Charles de Prague. Il a pour but d’explorer la question des relations humains-animaux au travers des nombreuses controverses émergeant autour de la figure du sanglier .

 

 

 

Sélection de publications (depuis 2010)

 

Direction d’ouvrages (peer reviewed)

 

2013 (et 2015) Co-éditeur avec D. G. Anderson et R. P. Wishart de About the Hearth. Perspectives on the Home, Hearth and Household in the Circumpolar North, New York & Oxford, Berghahn, 324 p.

 

 

Direction de numéro spécial (revue internationale sans comité de lecture)

 

2010   Éditeur invité (avec J.O. Habeck et O. Povoroznyuk) de Gender Shift in the Russian North, numéro spécial de la revue en ligne Anthropology of East Europe Review, 28 (2). http://scholarworks.iu.edu/journals/index.php/aeer/issue/view/79

 

 

Article (revue avec comité de lecture)

 

2013 (avec P. Plattet et T. Wendling), La prise du don. Jeux rituels et prix dans le Nord-Est sibérien, K. Buffetrille, Jean-Luc Lambert, Nathalie Luca, et Anne de Sales (eds). In: D’une anthropologie du chamanisme vers une anthropologie du croire. Hommage à l’œuvre de Roberte Hamayon, numéro hors série des Études Mongoles, Sibériennes, Centrasiatiques et Tibétaines, pp. 483-514.

 

 

Chapitres de livres (peer reviewed)

 

2013 Building a Home for the Hearth: An Analysis of a Chukchi Reindeer Herding Ritual, In: D.G. Anderson, R.P. Wishart et V. Vaté (eds), About the Hearth. Perspectives on the Home, Hearth and Household in the Circumpolar North, New York & Oxford, Berghahn, pp. 183-199.

2011 (avec G. Diachkova) From Collective Enthusiasm to Individual Self-Realization: History and Life Experiences of the House of Culture of Anadyr’ (Chukotka), In : B. Donahoe & J.O. Habeck (eds), Reconstructing the House of Culture: Community, Self, and the Makings of Culture in Russia and Beyond, New York & Oxford, Berghahn, pp. 29-54.

2011 (avec B. Donahoe, J.O. Habeck, A. Halemba, K. Istomin, I. Santha) Research Design and Methodology of the Comparative Research Project « The Social Significance of the House of Culture », In: B. Donahoe & J.O. Habeck (eds), Reconstructing the House of Culture: Community, Self, and the Makings of Culture in Russia and Beyond, New York & Oxford, Berghahn, pp. 277-291.

 

 

Chapitre de livre

 

2013 Épilogue. L’enfer, c’est les autres? Distance, relation à autrui et à Jésus des convertis au protestantisme évangélique, C. Pons (ed.), Jésus, moi et les autres. La construction collective d’une relation personnelle à Jésus dans les Églises évangéliques : Europe, Océanie, Maghreb, Paris, CNRS éditions, pp. 259-271.

 

 

Discussion parue dans une revue à comité de lecture

 

2017 Participation au « Forum: Religion, Anthropology and the « Anthropology of Religion » (1) », Antropologicheskij forum, 34 [une version en anglais et une version en russe, pp. 59-68].